Parasha Tétsavé


Samedi 8 mars 2025.


Des signes annonciateurs.

Des signes annonciateurs.

La parasha Tétsavé met en lumière le rôle du grand prêtre Aaron et décrit avec précision les vêtements sacrés qu’il devait porter pour accomplir son service devant l’Éternel. Chaque élément de cette tenue – le pectoral, l’éphod, la tunique, la ceinture, la tiare et la plaque d’or gravée .

C’est à travers cette vision que nous découvrons une dimension prophétique de ceux qui sont consacrés à Dieu.

Dans la parasha Tétsavé, Aaron est choisi comme grand sacrificateur pour servir sur l’autel et offrir les sacrifices devant l’Éternel. En portant sur lui les noms des tribus d’Israël, il agit en intercesseur, les présentant devant Dieu.

Ces tribus sont les héritiers de la Torah, chacune représentant un aspect de la révélation divine et préparant Israël à recevoir le Royaume du Messie. Mais parmi elles, une tribu se distingue : Juda, porteur de la promesse messianique. Juda est la tribu royale, d’où sortira la descendance menant au Messie. Ainsi, bien qu’Aaron porte toutes les tribus sur son pectoral, c’est Juda qui portera en lui la descendance messianique.

David, issu de Juda, reçoit de Dieu la promesse d’un règne éternel. Il devient ainsi l’annonciateur du Messie, celui qui réunira les douze tribus sous un seul Roi. Dans Apocalypse 5; 5, Yeshoua est appelé « Le Lion de la tribu de Juda », 

Yeshoua unit en lui les rôles d’Aaron et du Roi David :

Ainsi, les noms des tribus sur le pectoral d’Aaron trouvent leur accomplissement total en Yeshoua, qui porte Israël non plus sur un vêtement, mais dans ses mains percées et son cœur sacrifié.

L’image du pectoral d’Aaron réapparaît dans Apocalypse 21, où la Nouvelle Jérusalem est décrite avec douze portes portant les noms des douze tribus et douze fondations portant les noms des apôtres. Ce parallèle souligne le plan de Dieu : conduire Israël vers son Messie, qui est à la fois sacrificateur et roi, Torah vivante et accomplissement des promesses.

La parasha Tétsavé délivre un message puissant et intemporel et en action aujourd’hui. 

Nous donnant des réponses qui envoient des signes annonciateurs pour le plan de Dieu.

Des signes actuels que nous pouvons interpréter comme annonciateurs d’un grand bouleversement  spirituel pour notre temps.

L’autel sur lequel sont offerts les sacrifices est appelé « Ariel », signifiant en hébreu « Lion de Dieu », un nom associé à Jérusalem, la ville sainte où réside la présence divine. La tribu de Juda, représentée par le lion, annonce le Messie : Yeshoua, le Fils de l’Homme, issu de la lignée royale de David.  Dans Apocalypse 5; 5 il est écrit: –.voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et en briser les sept sceaux. »

  • Ce passage identifie Yeshoua comme « Le Lion de la tribu de Juda », Le lion de Dieu. « Celui qui est sur l’autel » 

Ce lien est renforcé par les noms « Ariel » et « Kfir », qui signifient respectivement « Lion de Dieu » et « Lionceau » en hébreu, illustrant la jeunesse et la promesse d’un règne à venir. Un détail prophétique supplémentaire est que le roi David était roux (admoni – אֲדְמוֹנִי). Cette particularité n’est pas anodine : la couleur rousse est souvent associée à un événement marquant dans la Bible, un signe divin annonçant une transformation majeure pour Israël.

Dans la nature, un lion roux est rare et majestueux, attirant l’attention et manifestant une force particulière. De même, la venue d’un être marqué par cette couleur préfigure un changement divin. 

Aujourd’hui, beaucoup en Israël attendent un miracle et une délivrance. Dieu envoie des signes visibles à ceux qui ont les yeux ouverts. Le signe du lion roux (Ariel et Kfir) pourrait annoncer l’imminence de la révélation du Messie.

Israël doit donc être attentif, car le Lion de Juda, Yeshoua, est prêt à rugir pour rassembler Son peuple. La délivrance est à la porte, et ce signe est un appel à se préparer à accueillir le règne du Mashia’h.

Un autre nom vient enrichir cette symbolique : « Shiri », qui signifie « mon chant » ou  «  Mon cantique » ou «  ma louange », en hébreu. Bien que ce nom ne soit pas directement lié au lion, il rappelle que le mot hébreu « Shir » (chant) a une consonance proche de « Sher », qui signifie « lion » en persan. Ainsi, l’autel (Ariel), le lionceau (Kfir) et le chant (Shiri) s’unissent dans une image prophétique, annonçant la mission du Grand Sacrificateur parfait, Yeshoua HaMashia’h.

L’hébreu est une langue divine, où chaque lettre renferme un secret, se révélant en son temps. La Bible a plusieurs niveaux de lecture, et chaque mot y cache des trésors de signification. Nos noms sont inscrits dans le grand Sefer Torah, préfigurant la Jérusalem céleste où s’accomplira la Torah en Israël et son Messie.

Dans cette annonce, le chant joue un rôle essentiel. Shiri rappelle les louanges et l’adoration qui préparent le chemin du Seigneur, comme Hanna la prophétesse qui servait dans le Temple en prières et en louanges.

Ainsi, la parasha Tétsavé nous livre un message puissant et prophétique : l’autel (Ariel), le lionceau (Kfir) et le chant (Shiri) s’unissent pour révéler le Messie issu de la tribu de Juda, venu offrir le sacrifice ultime et établir le Royaume de Dieu.

Ainsi, une prophétie a été annoncée dans notre temps pour nous avertir d’un changement imminent, un signe divin appelant chacun à discerner les temps, à se préparer spirituellement et à accueillir l’accomplissement des promesses de l’Éternel.

Shabbat Shalom !

L . B

Lecture de la parasha: Exode: Chapitre 27 verset 20 à chapitre 30 verset 10.

Lecture de la haftarah: Ezéchiel: Chapitre 43 verset 10 à 27.

Lecture messianique:

Matthieu 5; 14-16. 

Hébreux 4; 14-16.  

Hébreux 7; 23-27.

Apocalypse 1; 5-6. 


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