Rosh Hashana 2026


ROSH  HASHANA 

La fête de Rosh Hashana commence Vendredi soir 11 septembre 2026.

Rosh Hachana est souvent associé à une nouvelle année, aux pommes trempées dans le miel, aux souhaits de Shana Tova, à l’espérance d’une année bonne et douce. Pourtant, lorsque nous revenons à la Torah, quelque chose peut nous surprendre : la fête n’y est pas présentée d’abord comme le commencement d’une nouvelle année. Elle est annoncée comme Yom Terouah, un jour de sonnerie, un jour où un son doit retentir.

« Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. »
Lévitique 23;24

Avant les paroles, avant les vœux, avant même la douceur du miel, il y a donc un son.

Le shofar n’est pas un instrument destiné à produire une belle mélodie. Son cri est puissant, parfois presque déchirant. Il interrompt. Il avertit. Il rassemble. Il réveille. Dans toute l’Écriture, lorsqu’un tel son retentit, quelque chose est sur le point de se produire.

Car spirituellement, le shofar porte un message :
Réveille-toi. Prépare-toi. Le Roi vient.

C’est ici que Rosh Hachana prend une dimension particulièrement profonde.

Nous pourrions penser que sonner du shofar signifie simplement proclamer Dieu Roi. Et effectivement, la royauté de Dieu occupe une place centrale dans Rosh Hachana. Mais bibliquement, le shofar nous conduit encore plus loin.

Lorsqu’un roi arrivait, le son ne faisait pas de lui un roi. Il était déjà roi.

Le son annonçait son arrivée.

Et l’Écriture emploie cette expression extraordinaire :

« Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et victorieux. »
Zacharie 9; 9

Selon ses écrits,  Matthieu 21; 5. reprendra précisément cette prophétie lors de l’entrée de Yeshoua à Jérusalem :

« Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi. »

Voilà peut-être l’une des clés spirituelles de Rosh Hachana : le shofar nous oblige à changer de position.

Nous pensions chercher Dieu, mais voici que le Roi vient vers nous.

C’est ici que les paroles du nouveau testament prennent une force particulière.

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel. »
1 Thessaloniciens 4; 16

Le Seigneur lui-même descendra. 

Le son accompagne Sa venue.

Le Psaume 47 rassemble magnifiquement le son et la royauté :

« Dieu monte au milieu des cris de triomphe,
l’Éternel s’avance au son du shofar.
Chantez à Dieu, chantez !
Chantez à notre Roi, chantez ! »

Puis vient cette déclaration :

« Car Dieu est roi de toute la terre. »
Psaume 47;6-8

Et cette déclaration  « Dieu est Roi de toute la terre »  nous conduit vers le Messie, Yeshoua, à qui Dieu a donné « le nom qui est au-dessus de tout nom ». Car l’Écriture annonce qu’un jour tout genou fléchira et toute langue confessera que Yeshoua le Messie est Seigneur (Philippiens 2; 9-11). Alors le shofar devient comme un cri prophétique lancé à la terre : Réveille-toi, prépare-toi, ton Roi vient !

Nous proclamons : « Le Roi vient ! » Mais vient alors une question beaucoup plus profonde : s’il est Roi, règne-t-il réellement sur toutes les parties de notre vie ?

Une année vient de s’écouler et, malgré notre foi, malgré nos prières et malgré notre désir de marcher avec Dieu, nous avons encore commis des erreurs, fait de mauvais choix, prononcé certaines paroles que nous aurions dû retenir et laissé subsister en nous des zones d’ombre.

Peut-être est-ce justement là que le message de Rosh Hachana devient personnel, juste avant la fête de Yom Kippour, un temps ou il est encore possible de demander pardon pour nos erreurs.

Car il est possible de reconnaître Yeshoua comme Roi tout en conservant certains territoires où nous décidons encore nous-mêmes : nos réactions, nos colères, nos peurs, certaines relations, nos pensées secrètes, nos habitudes, notre manière de parler, de juger ou de pardonner.

La techouva, le retour vers Dieu, consiste alors à ouvrir précisément ces endroits au Roi.

Le Roi vient là où nous ne l’avions pas suffisamment laissé régner.

Il vient mettre sa lumière dans nos zones d’ombre, remettre de l’ordre dans ce que nous avons désordonné, purifier ce que nous avons souillé, redresser ce qui s’est écarté du chemin et reprendre sa place là où, parfois sans même nous en rendre compte, nous avions repris le contrôle.

Voilà pourquoi le shofar nous réveille avant que l’année nouvelle commence.

Il nous dit : ne cache pas au Roi l’endroit qui a justement besoin de sa royauté.

La repentance n’est donc pas seulement regarder nos fautes avec regret. C’est rendre au Roi les territoires de notre vie que nous avions gardés pour nous-mêmes.

Et peut-être que la véritable proclamation de Rosh Hachana commence là :

Yeshoua, sois Roi aussi ici.

Roi dans ce que nous montrons, mais également dans ce que personne ne voit.
Roi dans nos forces, mais aussi dans nos faiblesses.
Roi dans ce qui est déjà lumineux, mais surtout dans les endroits qui ont encore besoin d’être éclairés.

Alors la techouva devient une invitation à son règne : viens, Roi, jusque dans nos zones d’ombre ; lave ce qui doit être lavé, transforme ce qui doit être transformé et établis ton règne en nous, afin que nous n’entrions pas simplement dans une nouvelle année, mais que nous y entrions renouvelés.

Si le shofar annonce le Roi, une autre image apparaît immédiatement : lorsque le Roi prend place, les livres s’ouvrent.

Daniel reçoit cette vision impressionnante :

« Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts. »
Daniel 7;10

Et cette même image traverse l’Écriture jusqu’à l’Apocalypse 20; 12

« Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. »

Voilà pourquoi Rosh Hachana ne peut pas être seulement une fête où l’on souhaite une bonne année.

Avant de demander ce que sera l’année qui vient, il nous est demandé de regarder ce que nous avons fait de l’année qui s’achève.

Le Roi vient, et sa lumière éclaire notre vie, nos pensées, notre âme.

Mais lorsque cette lumière révèle ce qui doit encore être changé en nous, Dieu ne le révèle pas pour nous laisser dans la condamnation. Il le met en lumière afin de nous appeler à revenir et à être purifiés. Les livres s’ouvrent, notre cœur s’ouvre à son tour, et la techouva devient ce passage entre ce que nous avons été et ce que Dieu veut maintenant renouveler en nous.

Cette fête est aussi symbolisé par nos vêtement blanc, et cela prend tout son sens : après avoir regardé ce qui doit être reconnu, confessé et abandonné, nous entrons dans cette nouvelle année avec le désir d’être lavés, restaurés et renouvelés devant Dieu.

Il porte une image biblique extraordinaire : celle de ce qui a été lavé, purifié, restauré.

Ésaïe écrit :

« Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. »
Ésaïe 1:18

Le blanc raconte donc quelque chose.

Dans une lecture messianique, cette image devient encore plus profonde :

« Ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. »
Apocalypse 7;14

Paradoxe extraordinaire : ce qui est rouge rend le vêtement blanc.

La purification ne vient donc pas de notre perfection. Elle vient de ce que Dieu accomplit pour nous.

Puis cette symbolique qui prend qui révèle une prophétie :

Nous prenons la pomme, nous la trempons dans le miel et nous demandons une année bonne et douce.

Mais bibliquement, le miel possède également une image très forte.

La terre promise est continuellement décrite comme :

« un pays où coulent le lait et le miel. »

Le miel évoque la promesse de Dieu.

Et la pomme plongée dans le miel devient cette espérance :

Après le retour, que cette nouvelle année porte le goût de la bonté de Dieu.

Voilà pourquoi Rosh Hachana est bien plus pour nous qu’une fête inscrite sur un calendrier. Être présents, c’est répondre à un appel. Malgré le bruit du monde, malgré les oppositions, malgré les difficultés traversées et malgré tout ce qui voudrait nous détourner, nous choisissons de nous tenir là, comme un peuple réveillé par le son du shofar.

Nous sommes là parce que nous proclamons que Dieu est Roi de toute la terre. Nous sommes là parce que nous croyons que Yeshoua est le Messie, et parce que nous attendons l’accomplissement du règne qui lui a été confié. Nous sommes là parce que nous voulons être trouvés éveillés lorsque le Roi viendra.

Alors, lorsque le shofar retentit, quelque chose dépasse la simple célébration d’une nouvelle année. Nous ouvrons dans notre vie un espace au règne de Dieu. Nous lui présentons l’année écoulée, nos erreurs, nos combats, nos victoires et nos zones d’ombre, et nous lui disons : « Roi Yeshoua, viens régner aussi ici. »

Rosh Hachana devient alors une fête d’espérance et d’attente. 

Et année après année, le shofar continue de porter la même prophétie : Réveille-toi. Prépare-toi. Le Roi vient.

Alors nous voulons être de ceux qui entendent ce son et qui répondent. De ceux qui ne se laissent pas endormir par l’esprit de ce monde. De ceux qui gardent les yeux tournés vers la promesse et qui préparent leur cœur pour la rencontre. En gardant toutes les traditions qui nous permettent de transmettre notre espérance et notre foi en Dieu de toute notre force et de tout notre Ame.

Car l’Écriture annonce qu’un jour ce que nous proclamons aujourd’hui dans la foi sera manifesté devant toute la création : tout genou fléchira et toute langue confessera que Yeshoua le Messie est Seigneur.

Et que cette nouvelle année nous trouve debout, éveillés et prêts, appartenant à Dieu, gardant sa Parole et sa Torah afin qu’elle s’accomplisse véritablement en nous. 

Que le Roi règne dans ce qui est déjà lumineux en nous, mais aussi dans ce qui doit encore être transformé. Que nos vies soient ouvertes devant lui comme les livres qui s’ouvrent devant son trône. Et que nous entrions dans cette année non seulement avec l’espérance qu’elle soit douce, mais avec le désir qu’elle nous rapproche davantage du Messie Yeshoua  qui transforme nos vies par sa présence en nous. 

Que cette nouvelle l’année 5787 soit douce, mais surtout qu’elle soit prête pour notre Roi, Seigneur et Sauveur sur toute la terre. 

Shana Tova, bonne fête.

L . B 

Organisation de Rosh Hashana qui commence Vendredi soir 11 septembre 2026 jusqu’au samedi soir et peut s’étendre jusqu’au dimanche 13 septembre.

Séder de Rosh HaShana

Pour la fête.

Prévoir des vêtements blancs, fleurs, repas festif et pâtisserie.

On commence par allumer les bougies,

Ecouter le son du shofar. (internet).

Prendre la coupe de vin: Prière du vin comme à shabbat.

Se laver les mains: Prière comme à shabbat.

Prendre les deux pains coupés des morceaux, les tremper dans le miel: Prière comme à shabbat.

Plateau du seder. (Qui sert à prophétiser nos actions pour l’année à venir, réalisé par nos actes).

Sur un plateau on disposera les aliments nécessaires !

Chacune des personnes dira « Amen » après que l’officiant eut  récité la prière sur chaque aliment.

On aura coupé des morceaux de pommes  qu’on trempera 

dans le miel.

Pomme et miel.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu de nous donner une année douce comme du miel.

Amen!

 Les dattes.

 —Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu qu’il y est une fin de nos ennemis.

Amen!

Les graines de grenade.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu que tu puisses compter nos mérites pour que l’on soit  inscrit dans le livre de vie.

Amen!

La courge.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu d’annuler tous nos mauvais engagements.

Amen!

Poireau.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu de retrancher tous ceux qui nous veulent du mal.

Amen!

Blette.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu de faire disparaître ceux  qui désirent notre malheur.

Amen!

Jujubes ou haricots blancs.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu que nos mérites  soient multipliés pour cette nouvelle année qui commence.

Amen!

Tête d’un poisson.

—Qu’il te soit agréable  Seigneur notre Dieu  de nous multiplier et que nous soyons à la tête .

Amen!

—Puis nous nous souhaitons tous une bonne année douce comme du miel. Et que nos noms soient inscrits dans le livre de vie.

Que la miséricorde de Yeshoua soit avec nous.

Prendre le repas dans une ambiance festive, puis préparer la table avec diverses pâtisseries  comme pour signifier un grand jour de douceur et de bienfaits à venir.

Les lectures de Rosh Hashana :

Le premier jour de la fête:

Genèse chapitre 21 verset 1 à 34.

Nombre chapitre 29 1 à 6.

1 Samuel chapitre 1 verset 1 à chapitre 2 verset 10.

Mathieu chapitre 24: 21 à 51.

Deuxième jour de la fête : 

Genèse chapitre 22 verset 1 à 24

Jérémie 31 verset 1(2) à 20

1 Thessaloniciens; 4; 13, 18.


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