Samedi 30 novembre 2024.
Cold Case. Affaire non résolue.
Cold Case : Affaire non résolue.
Résumé de la Parasha Toledot (Genèse 25:19-28:9)
La parasha Toledot raconte l’histoire d’Isaac et de ses fils, Ésaü et Jacob. Après avoir prié avec Isaac, Rebecca conçoit des jumeaux qui se battent dans son ventre. Dieu lui révèle que deux nations naîtront d’elle et que l’aîné servira le cadet. Ésaü, le premier-né, devient chasseur, tandis que Jacob, plus paisible, reste auprès des tentes.
Un jour, Ésaü vend son droit d’aînesse à Jacob contre un simple plat de lentilles. Plus tard, Isaac, vieux et aveugle, souhaite bénir Ésaü, mais Rebecca incite Jacob à se faire passer pour lui. Jacob reçoit ainsi la bénédiction destinée à l’aîné, provoquant la colère d’Ésaü. Rebecca conseille alors à Jacob de fuir chez son oncle Laban pour échapper à la vengeance de son frère.
Résumé de la Haftarah Toledot (Malachie 1:1-2:7)
Dans cette Haftarah, le prophète Malachie rappelle l’amour constant de Dieu envers Israël, en contraste avec le rejet d’Ésaü (Édom), promis à la désolation. Le texte dénonce également les fautes des prêtres, leur négligence dans le culte, et les sacrifices indignes offerts à Dieu.
Le message souligne l’importance de respecter l’alliance avec Dieu et de Lui offrir un culte sincère. Le contraste entre Jacob et Ésaü illustre le rôle unique d’Israël dans le plan divin.
La parasha Toledot, littéralement « Les engendrements de l’histoire », offre une réflexion profonde. Le titre Toledot veut dirent en hébreux biblique: L’histoire des engendrements, qui pourrait se résumé de façon logique par: C’est notre passé qui façonne notre futur. Mais ici, c’est l’inverse : c’est notre futur qui éclaire et construit notre passé, du coup ça semble illogique, mais par ses mots notre texte révèle un secret. Certains exégètes voient dans cette idée une vérité : les parents se construisent à travers leurs enfants ou enfants trés proches.
Dans la vie quand une femme donne naissance à un nouveau née, les proches cherchent toujours a qui le bébé ressemble, comme s’ils avaient besoin de se retrouver ou de retrouver une affinité avec cet enfant. La famille cherche les traits qui rapproche le bébé de leur coté familiale. Cette attitude familière normal amène à penser qu’on se cherche à travers l’enfant. On est si fier quand l’enfant nous ressemble. En revanche, les traits déplaisants sont plus difficiles à accepter.
Psychologiquement, Carl Jung évoquait la « projection » où les traits non reconnus des parents sont projetés sur leurs enfants, les amenant à incarner des aspects non résolus, comme un enfant rebelle reflétant un parent avec des problèmes d’autorité. Selon Piaget et Erikson, l’enfant peut aussi mettre en lumière des aspects des parents qu’ils doivent reconsidérer, comme une gestion émotionnelle défaillante. L’enfant devient ainsi un « miroir », offrant aux parents une chance de s’introspecter et d’améliorer leur comportement et pour mieux guider leurs enfants. Ce qui nous amène a revoir en nous nos problèmes non résolues.
Dans la parasha, Isaac et Rebecca projettent leurs préférences sur leurs fils. Isaac, homme des champs, préfère Ésaü, le chasseur. Rebecca, plus spirituelle, favorise Jacob. Rebecca joue aussi un rôle central dans l’accomplissement de la prophétie divine selon laquelle « le plus grand servira le plus petit ».
Le conflit intra-utérin entre Jacob et Ésaü reflète les rivalités anciennes, comme celles entre Isaac et Ismaël ou entre Caïn et Abel. Ce « cold case » perpétuel souligne le choix de Dieu pour Jacob comme porteur de l’alliance spirituelle, car Ésaü méprise les choses sacrées, vendant son droit d’aînesse pour un repas.
Le message de la Haftarah et de la Parasha
Dieu choisit Jacob avant même sa naissance, démontrant que Son élection dépend de Sa grâce souveraine et non des mérites humains. Israël est choisi pour être le gardien de l’alliance divine, des Écritures, et de la foi en Dieu. Cependant, les jalousies et l’incompréhension des nations ont engendré des conflits spirituels, encore visibles aujourd’hui.
La Haftarah dénonce les sacrifices indignes et les cultes négligents. Elle rappelle que l’amour de Dieu pour Israël demande une réponse sincère : respecter la Torah et abandonner les influences des cultes étrangers.
C’est une vision prophétique qui annonce la désolation d’Edom c’est-à-dire Rome qui veut devenir la religion mondiale en s’alliant avec les Edomites l’islam.
Dans ce contexte, le Messie romain de la tradition chrétienne s’éloigne de la vérité biblique, car il est associé à des fêtes païennes et à des traditions éloignées de l’alliance. Cette parasha invite chacun à se tourner vers le Messie juif, Yeshoua, et à revenir à une foi alignée sur la Torah.
Cette parasha nous pousse à plonger dans le puits de notre âme et à réfléchir à notre véritable identité spirituelle. Portons-nous les traits de Yeshoua ? Reflétons-nous son amour pour Israël et la Torah ? Si des blessures passées, familiales ou spirituelles, nous ont éloignés de cette vérité, ce Shabbat est l’occasion de demander pardon à Dieu.
Notre âme est notre miroir elle nous renvoie peut-être a des conflits trés ancien, peut-être avons nous reçu une éducation contraire aux fondements bibliques? Notre passé a t’il inscrit dans notre âme le rejet d’israël?
Il y a peut-être dans notre passé des traditions qui nous font rejeter Yeshoua le Messie? Ce shabbat est là pour accueillir notre techouva, afin de résoudre cette affaire et la classé définitivement.
Cette parasha nous invite a demander pardon à Dieu, en ce jour de shabbat afin de revenir nous réconcilier avec Lui.
Car Dieu attend notre pardon pour nous bénir. Revenir à Lui avec sincérité permet de résoudre nos « affaires non résolues » et d’entrer dans Sa bénédiction : la vie éternelle et la possibilité de Le glorifier dès maintenant sur cette terre. En abandonnant les traditions éloignées, nous pouvons renouer avec l’enseignement messianique qui unit Yeshoua et la Torah.
Voilà Toledot : notre futur résout notre passé.
Shabbat Shalom
L. B.
Lecture de la parasha : Genèse : Chapitre 25 verset 19 à chapitre 28 verset 9.
Lecture de la haftarah : Malachie: Chapitre 1 verset 1 à chapitre 2 verset 7.
Lecture messianique : Romains : Chapitre 9 verset 6 à 16. Hébreux : Chapitre 11verset 20 et chapitre 12 verset 14 à 17.