Samedi 21 décembre 2024.
Voyage au cœur de l’esprit humain.
Voyage au cœur de l’esprit humain.
Cette semaine, nous entamons l’histoire de Joseph, qui se déploie sur 4 parasha.
Joseph, le fils préféré de Jacob, reçoit une tunique aux couleurs indigo, un signe particulier de son père.
Il raconte ses rêves prophétiques à ses frères, où ils se prosternent devant lui. Cela attise la jalousie et la haine de ses frères.
Ses frères complotent contre lui et le jettent dans une citerne vide.
Joseph est vendu comme esclave. Grâce à sa sagesse et à la bénédiction divine, Joseph devient intendant de la maison de Potiphar.
La femme de Potiphar tente de séduire Joseph, mais il refuse par fidélité à Dieu. Faussement accusé, Joseph est jeté en prison.
En prison, Joseph interprète les rêves du chef de l’échanson et du chef du panetier du pharaon.
L’interprétation se réalise : l’échanson est rétabli dans sa fonction, tandis que le panetier est exécuté.
Malgré sa demande, l’échanson oublie Joseph, qui reste emprisonné.
Joseph a seulement 17 ans et se trouve confronté à la dure réalité de la vie, frappé de plein fouet par la folie des hommes. Il apprend alors une leçon de vie sur le cœur de l’homme.
Un jour que Joseph allait vers ses frères, il rencontra un homme, mais selon l’écriture hébraïque, il s’agit de l’Ange Gabriel.
Gabriel veut dire : « Dieu est ma force », « Force de Dieu ou puissance ».
C’est là que Joseph va comprendre son destin et il va recevoir la force et l’autorité nécessaires pour affronter toutes sortes de situations. Gabriel représente l’autorité et la force que Dieu nous confie.
Joseph est jalousé par ses frères.
La jalousie est une émotion qui naît de la comparaison malsaine.
Elle peut pousser à des actes extrêmes, allant jusqu’à vouloir détruire ceux que l’on envie.
Joseph va vivre ses pires moments, mais c’est aussi pour lui l’apprentissage de la foi et de la confiance en Dieu. Mais c’est surtout pour lui l’occasion de recevoir la force et l’autorité dont il aura besoin plus tard.
La jalousie de ses frères va lui faire subir les pires tourments.
Il va être vendu comme esclave, subir la prison, vivre l’ingratitude et l’abandon.
La parasha Vayéchev est un miroir troublant de la condition humaine. Elle révèle combien l’homme, livré à ses passions négatives et à son égoïsme, peut devenir un instrument de destruction. Joseph, victime de comportements profondément toxiques, est plongé au cœur d’une dynamique où la jalousie, le mensonge et la cruauté prennent le dessus.
L’homme est capable du meilleur comme du pire.
Le caractère humain est donc souvent vu comme une bataille intérieure entre ces forces opposées, mais la plupart d’entre nous vivent entre ces deux pôles en fonction des circonstances, de l’éducation, de la culture, de la situation émotionnelle et de la conscience morale.
Cette dualité est l’un des grands thèmes de la philosophie, de la psychologie et de la spiritualité, souvent explorée à travers les notions de libre arbitre, de choix moral et de rédemption.
Les bourreaux de Joseph seront pour lui nécessaires pour devenir l’homme qu’il doit devenir.
Ces épreuves ont fait de Joseph un homme forgé par l’adversité, une âme d’acier forgée dans le feu des épreuves, un homme qui s’élève grâce à sa confiance en Dieu. Il devient un homme de caractère.
De l’homme qui n’a pas confiance en lui, il est transformé en homme d’autorité.
Comme Yeshoua, il agissait avec une autorité spirituelle. Il parlait avec une conviction et une force qui ne laissaient aucune place à l’ambiguïté. Il enseignait avec l’autorité de celui qui connaît la vérité divine, parfois défiant les autorités religieuses et les traditions établies.
À travers ces épreuves, il a tout appris sur le caractère humain, ce qui lui a permis d’affronter tout type de personnes en ayant l’assurance de les comprendre et de se faire comprendre.
Il a côtoyé la jalousie et l’hypocrisie de ses frères, il a vécu la monstruosité et la cruauté des hommes, la tyrannie, la dictature, la manipulation autoritaire, l’exploitation des faibles, la répression abusive, l’indifférence et l’ingratitude de ceux qu’il avait aidés. Il en est ressorti plus fort et au-dessus de tous.
L’être humain a une vision idéalisée de lui ; il occulte sa part d’ombre et cache ses faiblesses sous un masque de vertu.
Joseph, à travers ces expériences négatives, explore les profils psychologiques ; il part à la découverte de l’esprit humain.
Contrairement à beaucoup, Joseph ne laisse pas les injustices qu’il subit briser ses rêves et ses ambitions ni altérer sa moralité. Vendu en esclavage par ses frères, faussement accusé par la femme de Potiphar et emprisonné, il aurait pu céder au ressentiment ou à la vengeance, mais il reste intègre et patient, attendant la justice de Dieu.
Joseph n’est pas défini par ce que les autres lui font, mais par sa foi en Dieu et sa confiance dans le plan de Dieu.
La jalousie, l’injustice et la manipulation sont des fruits d’un cœur éloigné de Dieu. Ces traits révèlent une humanité incapable de voir la valeur de l’autre.
Et c’est là toute la différence de Joseph : ce qu’il portait en lui, c’était qu’il pouvait voir la valeur des autres même quand ils étaient méchants. Joseph comprenait que ses adversaires n’étaient là que parce que Dieu l’avait voulu pour son bien.
En comprenant ces mécanismes, nous sommes appelés à ne pas devenir victimes de ces mêmes travers, mais plutôt à essayer de comprendre ce qui ne va pas en nous dans le miroir de nos adversaires. Joseph a résisté à toutes les tentations de haine. Il a choisi de se confier entièrement à Dieu, comprenant que ses épreuves faisaient partie d’un plan divin plus vaste.
Joseph a offert à ses frères ce qu’ils ne méritaient pas : le pardon. Il a refusé de laisser le mal qu’ils lui avaient fait définir qui il était. Ce pardon, loin d’être une faiblesse, est un acte de puissance, une manière de briser la chaîne du mal.
Joseph comme figure messianique.
Yeshoua, rejeté par le monde, devient le Sauveur du monde entier, exalté à la droite de Dieu, car il nous offre son pardon pour nous sauver.
Comme Joseph et Yeshoua, nous sommes appelés à affronter la jalousie, la trahison et l’injustice avec une foi inébranlable en Dieu. Ces épreuves, bien que douloureuses, sont souvent utilisées par Dieu pour accomplir des plans plus grands.
Le pardon est le moyen de briser les cycles de haine et de vengeance.
Yeshoua enseigne une voie supérieure pour vaincre la jalousie :
L’humilité et le désir de servir les autres nous éloignent de la jalousie et de l’orgueil.
Malgré la jalousie et la haine de leurs frères, Joseph et Yeshoua ont choisi de pardonner et d’utiliser leur souffrance pour accomplir le plan de Dieu.
En adoptant ces valeurs, nous transformons un sentiment destructeur en un moteur de croissance spirituelle, fidèle à la sagesse divine et à l’exemple de Yeshoua.
Car on ne peut pas changer les autres, mais on peut s’élever à travers leur méchanceté. Ce qui, au départ, nous semble injuste, finit par nous aider à acquérir l’humilité, la foi et le pardon.
Avec cette parasha, nous sommes invités à suivre l’exemple de Joseph et de Yeshoua : vivre avec foi, pardonner ceux qui nous blessent et demeurer fidèles à Dieu, même dans les épreuves. Car si nous subissons de grandes épreuves, c’est que Dieu a un grand plan pour nous utiliser avec autorité et force pour le bien du peuple de Dieu.
Que cette parasha inspire en nous la force d’affronter le mal en gardant dans son cœur la vision que Dieu a de grandes choses à faire avec nous. Il nous choisit et nous formate à l’image de Yeshoua.
Shabbat Shalom !
L. B
Lecture de la parasha : Genèse : chapitre 37, verset 1 à chapitre 40, verset 23.
Lecture de la haftarah : Amos : chapitre 2, verset 6 à chapitre 3, verset 8.
Lecture messianique : Actes : chapitre 7, verset 9 à 16.