Samedi 11 janvier 2025.
Le Mystère de la Parole Écrite.
Le Mystère de la Parole Écrite.
La parasha Vayéhi, conclut le livre de la Genèse. Elle relate les dernières paroles de Jacob, qui bénit ses deux petits-fils et ses douze fils avant de rejoindre ses ancêtres. Ces bénédictions ne sont pas de simples paroles : elles contiennent des prophéties pour l’avenir des douze tribus d’Israël, formant ainsi un fondement pour l’histoire du peuple de l’Alliance.
Le livre de la Genèse ne se limite pas à nous offrir un aperçu de la création, ni à relater les récits des patriarches ou la formation du peuple d’Israël à travers les histoires d’Avraham, Isaac, Jacob, et Joseph. Il nous emmène dans un voyage à travers des thèmes essentiels et universels.
Le livre de la genèse est composé de 50 chapitres et 78 064 lettres hébraïques, ce livre inaugure le grand récit de la révélation divine.
Les lettres de la Torah : Un trésor divin.
La tradition enseigne qu’il y a 304 805 lettres dans la Torah, qui compose ses cinq livres. Chaque lettre a une place divine, et aucun détail n’est laissé au hasard. Chaque mot, chaque lettre est une pierre précieuse dans la révélation de la volonté de Dieu.
Chacune des 22 lettres de l’alphabet hébraïque possède un sens profond. Elles ne sont pas seulement des symboles linguistiques, mais sont vues comme des entités spirituelles représentant différents aspects de l’univers et de l’âme humaine.
Chaque âme aurait une « lettre » qui lui est propre, représentant son essence spirituelle et sa mission dans ce monde. Les 22 lettres de l’alphabet hébraïque sont considérées comme les fondements de la création, chaque lettre ayant une vibration spirituelle unique et une signification profonde.
La Torah est un tout indivisible : chaque lettre est essentielle. Si une seule lettre est incorrecte ou manquante, le Sefer Torah est invalide. Cela reflète la vision selon laquelle chaque élément de la Torah, aussi petit soit-il, a une importance capitale.
Les lettres, le Messie et la révélation divine.
Chaque lettre de la Torah est considérée comme un élément vivant du « corps spirituel » de la Torah. Si le Messie est vu comme « la Torah incarnée », alors les lettres de la Genèse en particulier révèlent son rôle dans la création et la rédemption. Les 78 064 lettres de la Genèse montrent que le Messie est présent dès le « commencement ». Tout le reste de la Torah se développe à partir de cette base.
Chaque lettre porte une lumière divine et témoigne du Messie, car Yeshoua est la Torah incarnée (Jean 1:14). Ces lettres sont comme des « étincelles messianiques », convergeant pour révéler le plan de salut.
Yeshoua est souvent vu comme celui qui réunit toutes les lettres, car il est la Torah vivante, la « Lettre vivante » de Dieu. Si chaque âme est connectée à une lettre, alors Yeshoua incarne la totalité des lettres. Cela reflète l’idée que le Messie réunit toutes les âmes et les lettres dans une unité divine parfaite.
Les croyants comme lettres vivantes.
Dans le judaïsme, on considère que la Torah a été écrite avec les lettres de l’alphabet hébraïque, incarnant ainsi la sagesse divine. Paul reprend cette idée lorsqu’il écrit :
« Vous êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. Vous êtes manifestement une lettre du Messie, rédigée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. » (2 Corinthiens 3:2-3)
En vivant selon l’enseignement de Yeshoua, nous devenons les porteurs de la Loi, écrite non sur des tables de pierre, mais sur nos cœurs. Chaque croyant a une fonction unique, tout comme chaque lettre de l’alphabet hébraïque. Ensemble, en tant que communauté, nous formons des mots, des phrases, et le « message vivant » de la Bible.
La bénédiction de Jacob et le plan divin.
Dans la parasha Vayéhi, Jacob bénit ses fils, et ces bénédictions reflètent l’ordre et l’intention divine. Elles montrent comment chaque tribu a un rôle unique dans le plan de Dieu.
Enfin, ce n’est pas un hasard si Vayéhi commence par une section qui semble « fermée » (sans espace entre la parasha précédente et celle-ci). La sagesse des Sages y voit un signe que la révélation est voilée, attendant celui qui est la Lumière, Yeshoua, pour ouvrir pleinement le sens des Écritures.
Les bénédictions de Jacob ne sont pas limitées à ses fils biologiques : elles s’étendent à leurs descendants et symbolisent des caractéristiques spirituelles que chacun peut incarner. Chaque tribu porte une mission spécifique, associée à une lettre particulière, contribuant à l’évolution du monde.
Une conclusion messianique.
Yeshoua, issu de la tribu de Juda, incarne toutes les bénédictions des tribus. Nous sommes appelés à être la continuité de cette histoire. En vivant la réalité de la Torah, nous accomplissons notre vocation spirituelle, construisant le royaume céleste, « brique par brique », avec les lettres que nous formons.
Ainsi, en tant qu’ensemble des 304 805 lettres, nous écrivons le Nom du Messie, un Nom qui dominera sur tout l’univers. Que nous puissions refléter, à travers notre vie, les lettres qui portent le témoignage de Yeshoua.
Shabbat shalom.
L.B.
Lecture de la parasha: Genèse: Chapitre 47 verset 28 à chapitre 50 verset 26.
Lecture de la haftarah: 1 Rois: Chapitre 2 verset 1 à 12.
Lecture messianique:
Actes 7: 15 à 16.
Hébreux: 11: 21,22.
1 Pierre: 1: 3 à 9. Et 2 : 11 à 17.