Parasha Vayé’hi 2026


L’APPUI FIDÈLE. 

La parasha Vayé’hi s’ouvre sur un moment très particulier. Le livre de la Genèse se termine, un cycle s’achève, et pourtant la Torah ne parle pas de fin. Elle parle de vie, de transmission, de passage. 

Jacob arrive au terme de son chemin, mais il ne se retire pas. Il ne regarde pas ce qui s’achève. Il regarde ce qui commence. 

Avant toute chose, Jacob bénit. Il bénit Éphraïm et Manassé. Il bénit ses fils. Non pas pour figer leur avenir, mais pour leur donner une direction. 

Car dans la Bible, bénir n’est jamais une simple parole. C’est une orientation. Un appel. Une mission confiée. 

Dans notre texte, il y a une phrase qui cache une vraie révélation, en parlant de Jacob avant de bénir ses fils, il est dit : « Puis Israël adora, appuyé sur le chevet de son lit ». 

Or, il y a là une lecture qui en cache une autre. 

Car en hébreu ancien, le mot « chevet » et le mot « lit » expriment une autre version : « chevet » s’exprime comme « extrémité » et « lit » s’exprime comme « bâton » selon l’écriture hébraïque ancienne, car les voyelles n’étaient pas écrites ; le texte permet donc deux lectures. 

« Il adora, appuyé au chevet de son lit ». 

« Il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton. » 

Et c’est précisément cette version que retient le Nouveau Testament lorsqu’il dit, en parlant de ce même texte : « Il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton. » (Hébreux 11:21)

 Comme si l’Esprit révélait ce qui était caché : Jacob n’est pas simplement couché. Il est appuyé. Il ne s’abandonne pas. Il se confie. Il s’appuie sur ce que Dieu lui a donné pour marcher : un bâton devenu signe de foi, de transmission et d’espérance. 

Jacob bénit alors ses fils. Mais il ne leur annonce pas un avenir figé. Il révèle une orientation. Et c’est cela le sens de la parasha. 

À chacun, il parle selon ce qu’il porte : à l’un, une force à maîtriser, à l’autre, une fidélité avec beaucoup de persévérance, à un autre encore, une vie capable de porter du fruit même dans l’épreuve, à Juda, la royauté et la promesse messianique, à Joseph, la bénédiction qui traverse les blessures, à Benjamin, l’élan et la puissance du combat. Aucun n’est parfait. 

Mais chacun reçoit une parole qui l’inscrit dans le projet de Dieu. 

Ces bénédictions ne sont pas des récompenses. Elles sont des appels. Comme si Jacob disait à ses fils : « Voilà ce que Dieu peut faire avec ta vie… si tu t’appuies sur Lui. » 

Et c’est là que le texte se révèle. Jacob ne s’appuie ni sur sa force, ni sur ses fils, ni sur ce qu’il a accompli. Il s’appuie sur son bâton.

 Dans toute la Bible, le bâton n’est jamais un objet banal. Il est le signe de la direction. Le soutien du berger. L’instrument de la traversée. 

Ce que Dieu place dans la main de l’homme pour l’aider à avancer. Le bâton est dans la main de Jacob. Il sera dans celle de Moïse. Il accompagnera Aaron. Il traverse les générations. Et finalement, il annonce Celui qui viendra accomplir la promesse. 

Car ce bâton, ce bois, cette autorité transmise… tout cela pointe vers le Messie Yeshoua. Jacob s’appuie sur le bois de la promesse. Yeshoua portera le bois pour nous sauver. 

Parfois, Dieu ne donne pas immédiatement la force de marcher seul. Alors Il place sur le chemin une parole, un signe, un appui discret. Une personne, un message. Ils sont là comme une béquille : un bâton de marche. C’est ainsi que Dieu accompagne.

 Vayé’hi ne nous parle pas de fin. Elle nous apprend comment entrer dans un nouveau temps. Un temps qui arrive à maturité.

 L’année 2026, symboliquement, nous ramène au nombre 10 : le nombre de l’accomplissement, de la transmission, du passage ; c’est le temps où les choses qui ont été préparées peuvent maintenant se concrétiser. 

Dans la Bible, 10 marque toujours un seuil : ce qui a été préparé peut maintenant être confié, ce qui a été semé peut commencer à porter du fruit. 

Nous entrons dans une année où Dieu ne nous demande pas de tout comprendre, mais de choisir sur qui nous allons nous appuyer. 

Un cycle se termine. Un autre commence. 

Nous entrons dans une nouvelle année sans tout savoir, sans tout maîtriser. Mais la question n’est pas : qu’allons-nous vivre ? 

La vraie question est : sur quoi allons-nous nous appuyer ? Jacob nous montre que l’essentiel n’est pas de tout comprendre, mais de savoir sur qui est basée notre foi. 

Et le bâton nous rappelle ceci : Dieu ne nous demande pas d’être forts, Il nous demande de nous appuyer sur Lui. 

Alors, comme Jacob, avançons sans crainte. Appuyons-nous sur ce que Dieu a placé entre nos mains. Marchons avec confiance. 

Les bénédictions de Jacob ne sont pas des prédictions bloquées. Elles sont une invitation à marcher dans ce que Dieu a prévu. Comme si Dieu disait : Je t’ai donné une direction. Je t’ai donné un appui. Maintenant, avance avec confiance. Ce que tu as semé portera du fruit. Ce que tu as confié à Dieu, Il le conduira. Ce que tu n’as pas encore compris, Il l’éclairera. 

Car lorsque Dieu est notre appui, le chemin s’ouvre, la marche devient possible, et l’avenir peut commencer. 

Avant de bénir, Jacob a adoré. Et adorer, c’est prier, remettre tout entre les mains de Dieu, reconnaître que c’est Lui qui nous soutient. C’est là notre part aujourd’hui : commencer par l’adoration, par la prière. 

Car la bénédiction que Dieu a posée sur nous ne vient pas seule. Elle avance avec le soutien de Yeshoua, pour toutes les circonstances de la vie, les grands projets, les épreuves et même les plus petites choses du quotidien : s’appuyer sur Yeshoua et tout ira. 

Ce n’est pas nous qui avançons seuls : chaque jour, c’est Dieu qui nous porte. » Il soutient toutes choses par sa parole puissante. »

 Ésaïe 46:4 « Je vous porterai, je vous soutiendrai, je vous sauverai. » 

Car Il est notre bâton, notre appui et notre direction. 

Ce que Dieu a commencé, Il le portera : appuyés sur Yeshoua, nous entrerons dans ce nouveau temps. Et cette parasha nous invite à faire comme Jacob, en cette nouvelle année placée sous le signe de Dieu : bénissons nos enfants, nos familles, Israël, et tous ceux qui s’avancent et qui cherchent le chemin qui les ramène à Dieu ; bénissons ceux qui ont besoin de guérisons et de consolations. Que cette année soit placée entièrement sous la conduite de Dieu. Que notre soutien, Yeshoua, nous guide et nous bénisse dans ce qu’Il a préparé pour nous. 

Shabbat shalom

L.B.

Lecture de la parasha: Genèse: Chapitre 47 verset 28 à chapitre 50 verset 26.

Lecture de la haftarah: 1 Rois: Chapitre 2 verset 1 à 12.

Lecture messianique:

 Actes 7: 15 à 16.

 Hébreux: 11: 21,22.

 1 Pierre: 1: 3 à 9. Et 2 : 11 à 17.  


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