Samedi 14 décembre 2024.
Foi et Combat : Un Même Chemin.
Foi et Combat : Un Même Chemin.
Résumé de la Parasha Vayichlah
Dans cette parasha, Jacob, après 20 ans d’exil, retourne en Canaan. Il retrouve son frère Ésaü, avec qui il avait eu un conflit, mais leur réconciliation se concrétise. Un moment clé survient lorsque Jacob lutte toute la nuit avec un ange. Ce combat intense transforme sa vie et son identité. À l’aube, l’ange bénit Jacob et lui donne un nouveau nom : Israël, signifiant « celui qui lutte avec Dieu ». Cette épreuve marque un tournant où Jacob, après avoir affronté ses faiblesses, devient le père du peuple élu.
Jacob, après toutes ces années passées dans la crainte d’être rattrapé par son passé, cherche à faire la paix avec son frère. Le texte mentionne Ésaü, mais il semble aussi faire allusion à une réconciliation de Jacob avec lui-même.
Vingt ans auparavant, Jacob avait prié Dieu pour qu’Il pourvoie à tous ses besoins et lui permette de revenir à la maison de son Père. Cette prière révèle son profond désir de trouver la paix intérieure et de renouer avec son héritage spirituel. Jacob trouve cette paix à travers le Messie Yeshoua, appelé Prince de la paix (Ésaïe 9:6) :
« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné… On l’appellera… Prince de la paix. »
Jacob, au terme de sa vie, se prépare à rentrer dans la maison de son Père Eternel par le seul accès : Son Fils Yeshoua. Pourtant, avant d’atteindre cette paix, Jacob cherche encore une confirmation divine. C’est la nuit, et il combat avec un homme. Jacob refuse de le lâcher jusqu’à ce qu’il reçoive une bénédiction. L’homme lui dit : « Jacob ne sera plus ton nom, car tu as lutté contre les puissances célestes et humaines, et tu es resté fort. C’est pourquoi ton nom sera désormais Israël. »
Jacob a lutté toute sa vie contre les atteintes à sa foi. Il a vu le Messie Yeshoua, et cette vision fut un véritable combat tout au long de sa vie.
Être croyant, à l’image de Jacob, n’est pas un chemin de tranquillité. C’est un combat spirituel incessant, où chacun doit affronter ses peurs, ses démons intérieurs et les attaques extérieures. Le nom d’Israël, donné à Jacob après sa lutte, n’est pas une simple bénédiction, mais une transformation : celle de persévérer dans la foi, et de ne jamais céder devant les épreuves. La foi n’est pas passive ; elle est active et exige une force intérieure inébranlable. Jacob n’a pas seulement affronté un ange, il a affronté ses propres luttes, ses erreurs passées, et il a tenu bon.
Cette force, chaque croyant doit l’incarner : une foi de guerrier, qui avance malgré les obstacles. C’est comprendre que la voie du Messie est semée d’embûches, mais c’est à travers ces combats que nous devenons dignes de porter le nom d’Israël. Comme Jacob, nous sommes appelés à transformer nos luttes et nos faiblesses en victoires spirituelles. Ces combats ne nous détruisent pas, ils nous façonnent. À chaque lutte, nous devenons plus proches de la vérité, plus proches du Messie, plus proches de notre appel.
Le nom d’Israël n’est pas donné à tous, mais à ceux qui ont su résister, qui ont décidé de ne jamais se détourner de Dieu, quels que soient les défis. Porter le nom d’Israël, c’est incarner cette force messianique : un peuple qui, à travers les siècles, a toujours su se relever, se battre et avancer par l’Esprit de Dieu. Le devoir du croyant est de se rendre digne de ce nom. Nous sommes appelés à être des guerriers de la foi, à ne pas nous contenter d’une foi tranquille, mais à accepter la lutte spirituelle qui façonne notre caractère et notre relation avec Dieu.
La guématria de « Israël » est 541. Ce chiffre évoque l’équilibre entre la lumière et l’obscurité, le combat et la victoire. Israël, c’est celui qui lutte avec Dieu pour atteindre la maison du Père.
Porter le nom d’Israël, c’est être appelé à une vie de lutte spirituelle. Ce n’est pas pour les faibles, mais pour ceux qui, comme Jacob, ont choisi de ne jamais se laisser vaincre. La force vient de Dieu. Ce chemin n’est pas de facilité, mais de transformation.
Tout comme le nerf sciatique, qui est le nerf le plus gros et long du corps, traverse un long chemin semé de tensions et de défis, notre foi doit traverser les épreuves et les luttes pour atteindre la victoire spirituelle.
Le trajet sinueux du nerf peut être vu comme un reflet des défis personnels, des périodes de doute, des blessures ou des obstacles qui surgissent sur notre chemin. Notre foi commence par le combat contre tout ce qui nous empêche d’aller là où Dieu veut nous conduire. Ne pas se laisser influencer par les autres ni choisir le confort d’une religion tranquille. La recherche de la véritable foi implique aussi de vivre le rejet de ses proches, qui ne comprennent pas toujours nos choix messianiques. La famille peut être brutale face à un chemin qu’elle ne partage pas. Pourtant, nous devons rester fermes dans notre foi.
Être messianique, c’est sortir de notre confort, qu’il vienne d’une synagogue, d’une église évangélique ou catholique. C’est affronter les défis en silence jusqu’à être suffisamment fort pour résister face à la pression.
Nous avons un grand défi à relever en cette période de fête de fin d’année, où Noël, avec ses séductions illusoires, vient comme un ouragan tourmenter nos rêves. Impossible d’éviter l’engouement de cette fête : l’ambiance et ses festivités sont attrayantes, avec leurs senteurs et leurs décorations.
Surtout si, dans notre passé, nous avons célébré Noël, nous voilà confrontés à cette lutte intérieure, face à ce gigantesque Noël auquel nous étions si attachés. Mais Noël n’est pas une fête de Dieu. Ce n’est pas tant le côté commercial qui pose problème, mais plutôt son origine païenne.
Cette fête était souvent associée à des rituels idolâtres, des orgies et des sacrifices, ce qui peut effectivement la rendre incompatible avec les valeurs bibliques. Nous n’avons rien à prouver, mais nous avons la force de vaincre notre passé, qui tente de nous intimider.
Nous avons beaucoup mieux à faire : une plus belle fête qui célèbre la résistance et la victoire de la lumière, qui est Yeshoua.
Hanoucca offre une opportunité de célébrer notre foi, avec autant de joie, entourés des enfants et des familles, dans la lumière et la vérité. À nous d’ajouter de la créativité liée à Hanoucca. Soyons en paix avec tous, mais laissons ceux qui fêtent ces festivités païennes poursuivre leur chemin. Comme Jacob a fait la paix avec son frère, mais ne l’a pas suivi.
En attendant, résistons fermement en restant témoins de la vérité, et célébrons Hanoucca avec joie.
Shabbat Shalom,
L.B.
Lecture de la parasha :
Genèse : Chapitre 32 verset 4 (3) à chapitre 36 verset 43.
Lecture de la haftarah :
Osée : 11:7 à 12:12, et Abdias : 1:1 à 21.
Lecture messianique :
1 Corinthiens 5:1 à 13, et Apocalypse : 7:1 à 12.